Des centaines de refus avant mon alternance en IA : mon parcours, sans filtre
Des centaines de refus, souvent sans réponse, un poste qui ne correspondait pas, puis un entretien technique préparé en une semaine avec un agent IA codé pour l'occasion. Retour honnête sur ma recherche d'alternance, jusqu'à ma signature chez ACENSI.
Il y a quelques mois, je validais mon Master 1 en Intelligence Artificielle à l'École Hexagone. Pour la suite, une seule idée en tête : faire mon Master 2 en alternance, sur un poste qui mélange développement et IA . Aujourd'hui, je suis Consultant IA Junior chez ACENSI, où je travaille sur des agents IA. Entre les deux, il y a eu des centaines de candidatures, des centaines de refus, des doutes et beaucoup de travail. Voici comment ça s'est passé, sans filtre. Le point de départ Je savais ce que je cherchais : un rythme 3 semaines en entreprise / 1 semaine à l'école ; un poste technique , parce que mon diplôme exige de vraies missions de développement ; idéalement un sujet autour de l' IA générative : agents, LLM, RAG. Le problème, c'est que beaucoup d'offres « IA » sont en réalité des postes de data analyst, ou des stages qui ne collent pas au rythme de l'alternance. Il a fallu trier. Ce que j'ai préparé avant de postuler J'ai vite compris qu'un CV générique envoyé partout ne mènerait nulle part. Alors j'ai investi du temps dans quelques éléments : Un CV qui me ressemble , avec la même identité visuelle que mon portfolio. Une lettre adaptée à chaque entreprise : je reprenais leur stack, leurs projets, leur vocabulaire. Une fiche de préparation par entretien : l'entreprise, son activité, les questions probables, mes projets à mettre en avant. Mon profil LinkedIn retravaillé , pour qu'il raconte la même histoire que mon CV. Mon portfolio, ademsassi.com , avec un chatbot IA qui répond aux questions sur mon parcours. C'est souvent devenu un sujet de conversation en entretien. Les refus (beaucoup de refus) Je ne vais pas faire semblant : j'ai reçu des centaines de refus . La plupart étaient directs : un mail automatique quelques jours après la candidature, parfois quelques heures. Et pour beaucoup d'autres, aucune réponse du tout. On envoie une candidature travaillée, adaptée à l'entreprise, et on n'a jamais de retour. Au bout d'un moment, on ouvre sa boîte mail en sachant déjà ce qu'on va y trouver. Il y a aussi eu des refus après entretien, ceux qui font le plus mal parce qu'on y croyait : sur un poste de développeur web , dans l'entreprise où j'ai finalement signé, mais sur une autre équipe ; après un entretien à distance dans une ESN de l'écosystème Microsoft. Le plus dur, ce n'est pas un refus en particulier, c'est l'accumulation. On commence à douter de son profil, de son CV, de soi. Ce qui m'a aidé, c'est de ne pas prendre chaque refus comme un jugement personnel : la plupart du temps, l'entreprise cherchait juste un profil différent, ou avait déjà trouvé quelqu'un. Et surtout, de continuer à construire des projets pendant ce temps, pour avoir quelque chose de nouveau à montrer à chaque candidature. Chaque refus m'a quand même appris quelque chose. Le plus important : ne jamais survendre une compétence . À un moment, j'avais présenté une techno que je connaissais à peine comme si je la maîtrisais. C'est une erreur. Aujourd'hui, je présente ce que je ne maîtrise pas encore comme un objectif d'apprentissage , et c'est beaucoup mieux reçu. Un recruteur préfère quelqu'un d'honnête qui apprend vite à quelqu'un qui bluffe. Le tournant Après le refus sur le poste web, mon profil a été redirigé vers la Direction des Opérations d'ACENSI. Au début, j'ai hésité : est ce que ce poste allait vraiment me permettre de coder et de valider mon diplôme ? J'ai posé la question franchement, et la réponse a été claire : il s'agissait de développer des agents IA . On m'a alors proposé un entretien technique avec l'architecte logiciel de l'équipe. Leur stack : LangChain, LangGraph, vLLM, Qdrant, des pipelines RAG. J'avais une semaine pour me préparer. Ma préparation en une semaine Jours 1 et 2 : mon propre agent. Je voulais arriver avec une preuve concrète, pas seulement des mots. J'ai construit JobMatch AI , un agent en Python qui compare un CV à une offre d'emploi en 4 étapes : extraction des compétences, score de correspondance (TF IDF + simi